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conflit de loyauté
Des idées préconçues que l’on retrouve pas seulement au café du commerce

 

Préjugé #1 : Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère (Cis, de préférence )

Ahahahahaha ce gag ! j’en vois déjà se marrer tellement ce cliché peut être servi à toutes les sauces.
Autant commencer par un préjugé qui a la vie dure, tant il est coriace et surtout mal à propos.
Ce que j’ai pu identifié parmi toutes les références entremêlées et confondues, c’est l’idée reçue sur la construction psychologique d’un enfant selon Freud.
Rappelons que Freud en bon chercheur a projeté ses propres vécus dans ses thèses. Concrètement quand on se les accapare sans recul, on diffuse une vision masculine, hétéro et cis de la psychanalyse.

sigmund-freud

Les enfants ont besoin d’adultes qui les aiment, indéniablement.
Ils et elles choisissent leurs figures masculines et féminines parmi leur entourage et fréquentation pas seulement sur l’image de leurs parents .

j'ai 3 mères

 

Préjugé #2 : Les enfants (de parents trans) sont perturbés dans leur genre

Le genre est présenté aux enfants dans leur scolarité (ou socialement) d’une façon binaire :
les hommes d’un coté et les femmes de l’autre.
Or le genre est un spectre bien plus large, et à explorer, que le voudrait cette logique binaire.
L’existence de la transidentité vient remettre en cause cette représentation.
Il est donc logique qu’il y ait un temps de questionnement de l’enfant, sur sa propre expression de genre, lorsqu’il/elle découvre la transidentité d’un parent.
Cette phase de découverte est importante pour sa construction personnelle et sa prise en compte du parent trans.

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Personnellement je le vois comme un formidable avantage éducatif, dans le sens où il va permettre à un enfant d’envisager un paysage complet plutôt qu’un monde (vite) simplifié.
Bien sur c’est une question d’éducation et de pédagogie plus globale, pas uniquement concentrée sur la transidentité.

 

 

Préjugé #3 : Les enfants de parents trans subissent des pressions à l’école

Un atout génial des enfants c’est leur potentiel incroyable à l’ouverture sans jugement.
Cela dans le cadre d’un accompagnement par des personnes bienveillantes.
On dit aussi que les enfants sont dur.e.s entre eux/elles, bien sûr ils / elles n’ont pas les mêmes respects des codes sociaux (puisque c’est le moment où ils / elles les acquièrent et les développent).
Ce qui est respecté c’est l’autorité scolaire et parentale. Il n’y a pas de recettes miraculeuses, la compréhension et le soutien des équipes scolaires sont nécessaires.

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Pour les écoles publiques comme privées il reste la loi : ignorer une identité de genre déclarée (verbalisée ou mieux, écrite ) est désormais une discrimination. Les écoles sont censées respecter la loi.

C’est pas maigre : ça peut faire un bon moyen de pression en cas de refus.

Quand à l’éducation homophobe et transphobe des autres enfants, qui pourraient être en confrontation avec votre ou vos enfants, on ne peut qu’accompagner les nôtres vers des façons de réagir qui leur évite d’être sanctionnés…

 

Préjugé #4 : Les enfants de parents trans refusent de voir leur parent trans

Si l’on se reporte au questionnement que peut traverser un enfant vis à vis de la transidentité, il va être logique de l’accompagner de manière bienveillante pour une bonne assimilation.
Le hic c’est lors d’une séparation : les discours ont tendances à être différents.
Cette différence de dialogues a tout lieu d’engendrer un conflit de loyauté.
Du coup l’enfant est au milieu d’un débat d’adultes, perdu.
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Il faut laisser le temps à un enfant de pouvoir poser ses questions, et y répondre avec bienveillance.
Maintenir un discours commun alors que l’on est séparé.e n’est pas simple.
Le compromis est le respect du bien-être de l’enfant, et à minima un respect du genre exprimé du parent.

 

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